Rencontre artistique avec le chorégraphe Félix Blaska

Rencontre artistique avec le chorégraphe Félix Blaska

Suite à une présentation d’une étape de travail de « Regards en Ligne »,  Félix Blaska, chorégraphe, est venu échangé avec les artistes .Ses retours ont été élogieux. Une rencontre marquée par une curiosité peu commune, qui a donné lieu à un échange riche.

Félix Blaska est un danseur et chorégraphe français de renom. Il a fait ses classes au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMD), où il a été formé au classicisme par Yves Brieux et George de Cuevas. Il fait ses premiers pas de chorégraphe chez Roland Petit dans les années 60’s. La théâtralité, l’accompagnement musical et la création collective dans la danse suscitent son intérêt et le pousse vers de nouveaux horizons outre-Manche. Les Ballets Blaska, sont caractérisés par le rythme, l’énergie, la vitalité et l’humour et laissent éclater la jeunesse, la fougue, le jaillissement du geste.

Chorégraphe de renommée internationale, il partage ses projets et son temps entre les États-Unis et la France. C’est à l’occasion d’un passage à Paris qu’il a souhaité assister à une répétition de notre prochaine création  : Colloque Babel

Qu’est-ce qui vous a interpellé dans le travail de la Compagnie « Regards en lignes » et vous a motivé à les rencontrer ?

Félix Blaska : Tout d’abord je me sens directement concerné par le fait que j’ai moi-même une personne handicapée dans ma famille.
Ensuite le travail que j’ai vu, développé par Kathy Mépuis sur le plan de l’enseignement artistique me semblait positif et très intéressant.

En tant que danseur et chorégraphe international, comment décririez-vous l’approche artistique, le vocabulaire corporel et la sensibilité des danseurs de la compagnie

Félix Blaska : J’ai déjà répondu un peu, dans la question précédente. Étant moi-même totalement ignorant et néophyte dans ce genre de travail, mon avis ne peut être que subjectif. Néanmoins je suis sûr que cette recherche basée sur un travail corporel et artistique ne peut être qu’un élément de développement et de progrès de chaque individu du groupe.
Évidemment les danseurs, chacun d’entre eux a une sensibilité propre et ce que j’en vois me remplit d’étonnement et parfois de jubilation, provoqués par cet humour souvent inattendu ou bien par ce sérieux profond qui rappelle le travail de tout bon professionnel, mais qui leur est propre.

 

Vous êtes intervenus lors d’une séance de répétition, vous avez proposé et participé à une improvisation. Quelles ont été votre approche et votre ressenti lors de cette improvisation ?

Félix Blaska : Je ne sais pas exactement la raison mais j’ai effectivement ressenti l’envie de participer à une improvisation ; ma curiosité était très grande à savoir si je pouvais atteindre le degré de spontanéité que je voyais en eux. Bien sûr je faisais des propositions en donnant des directions qui m’était inspiré par la musique ou une situation du moment plus précise, mais souvent, il me semble que je me reposais beaucoup plus sur leur créativité. Une source qui leur est propre et qui ouvre la porte vers d’autres mondes imaginaires.

Quelles perspectives cette rencontre ouvre-t-elle pour vous ? Cela vous donne-t-il envie d’initier des projets inclusifs autour du handicap ? De donner des cours de danse, de proposer un travail de création et de recherche avec la compagnie « Regards en lignes » ?

Félix Blaska : Bien sûr ce sera avec plaisir que j’entrevois une possibilité de collaboration avec ” Regards en lignes “. Autour d’un travail de création surtout. Mais ce ne sera pas, hélas, dans un futur très proche ; car je dois rentrer bientôt aux États-Unis, dans le petit village de Lakeville (CT) où j’habite.

Merci à Kathy Mépuis pour ces moments uniques de danses partagés avec des artistes exceptionnels, je repars vers les États Unis, grandi de cette expérience.

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